Her Tale Of Shim Chong

Ah, la Corée ! Ce pays fascinant où les dramas nous font pleurer à chaudes larmes et où la cuisine vous fait danser la samba dans votre estomac. Aujourd'hui, mes chers amis, je vous emmène sur les rives d'une histoire aussi ancienne qu'une recette de kimchi bien affinée : celle de Shim Chong. Préparez votre thé vert, installez-vous confortablement, car ça va secouer (un peu) !
Imaginez un peu le tableau : un papa aveugle, Shim Hak-kyu de son petit nom, un peu perdu dans ses pensées (et visiblement pas trop dans son salon non plus, vu qu'il ne voit rien). Sa seule lumière, c'est sa fille, Shim Chong. Une jeune femme si gentille, si dévouée, qu'on aurait envie de la nommer sainte patronne des enfants modèles. Son seul problème ? Son père, avec son cœur trop grand et ses yeux trop fermés, a besoin d'une opération des yeux qui coûte... disons, le prix d'un yacht et demi. Pas de panique, Shim Chong est là !
Mais comment une jeune fille, aussi courageuse soit-elle, peut-elle réunir une telle somme ? Eh bien, dans les contes de fées (et parfois dans les légendes), les solutions sont parfois... très originales. Un vieux marchand du coin, l'air aussi respectable qu'un banquier véreux, lui propose un marché. Une offre si alléchante qu'elle en ferait douter même le plus honnête des hommes : les 1000 mesures de riz. Et pour le paiement ? Shim Chong doit se jeter dans la mer !
Oui, vous avez bien lu. Pas une séance de babylissage intensif, pas un marathon caritatif. Non, un plongeon volontaire dans les profondeurs abyssales. On est loin du simple « je fais un don », là. C'est du grand jeu, du spectaculaire, du « mettez-vous bien en place, le rideau va s'ouvrir ! »

Alors, notre brave Shim Chong, le cœur serré mais l'esprit résolu (probablement avec un dernier petit signe de la main à son papa), s'exécute. Hop ! Un grand splash, et elle disparaît sous les vagues. Imaginez la scène : le marchand qui compte son riz, le papa qui se demande pourquoi il y a un silence soudain, et les poissons qui se disent : « Tiens, un nouveau jouet ! »
Mais attendez ! L'histoire ne s'arrête pas là. Parce que, voyez-vous, la mer, ce n'est pas qu'un grand tas d'eau salée. C'est aussi le domaine des créatures marines. Et devinez qui trouve notre pauvre Shim Chong, un peu noyée, mais pas complètement ? Un énorme poisson. Oui, un spécimen de taille respectable, le genre qui ferait passer votre thon en boîte pour une sardine. Et ce poisson, visiblement ému par le sort de la jeune fille, la ramène chez elle. Ou plutôt, sur une plage. Car, soyons honnêtes, un poisson n'a pas de chambre d'amis.

Et c'est là que la magie (ou la maladresse des scénaristes de l'époque) opère. Le même marchand, qui avait conclu le marché, trouve notre Shim Chong sur la plage. Il est aussi surpris que vous quand vous trouvez 20 euros dans une vieille veste. Et là, bingo ! Il la ramène chez elle, lui promet le mariage princier qu'il avait promis à son père (avec l'argent du poisson, probablement), et tout le monde est content. Sauf peut-être le poisson, qui a dû se dire : « J'aurais dû la manger, c'était plus simple. »
Au final, Shim Chong, par son acte de sacrifice et un peu de chance aquatique, a non seulement sauvé son père, mais est devenue une figure emblématique de la piété filiale. Une histoire qui nous rappelle que parfois, pour sauver ceux qu'on aime, il faut être prêt à plonger... même si ça implique un poisson géant et une transaction un peu douteuse. Alors la prochaine fois que vous verrez un gros poisson, dites-vous qu'il pourrait bien être le héros d'une histoire cachée !
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